La qualité des relations de travail

Cette étude s’inscrit dans le champ de l’accord national interprofessionnel sur la qualité de vie au travail du 19 juin 2013 (article 2). Les relations quotidiennes de travail déterminent en grande partie la qualité de vie au travail, qu’elles peuvent améliorer ou au contraire détériorer. Dans le milieu professionnel, des relations fructueuses et équilibrées sont un recours pour surmonter les inévitables difficultés rencontrées au travail en même temps qu'une source d’épanouissement. La qualité de la communication établie par les personnes entre elles est la clé qui donne accès à des relations de travail épanouissantes. Cette communication est entendue comme l’ensemble des interactions qui se jouent entre les individus au sein d’un collectif de travail. Il est possible d’agir pour la favoriser, mais comment ?

En communiquant davantage ! La création d’espaces et d’occasions de discussion est préconisée pour amener les salariés à s’exprimer et à partager des idées, des tensions et des émotions. Ces espaces peuvent être plus ou moins encadrés, mais ce qui compte finalement est d’offrir un temps et un lieu d’explicitation et de partage. On lutte ainsi contre l’isolement, les non-dits, les préjugés. On favorise la compréhension mutuelle, l’acceptation des différences et la création de liens de solidarité.

En communiquant de façon bienveillante ! Il arrive que les mots ou la façon de dire soient blessants, si bien que le silence est parfois préféré. À l’inverse, lorsque la communication privilégie l’écoute et la prise en compte des besoins de chacun, elle peut contribuer grandement à la qualité des relations de travail. La recherche de solutions constructives dans le respect mutuel devient alors possible. Bien communiquer nécessite cependant un apprentissage de différentes « techniques », de l'ordre du savoir-être ainsi que la compréhension de l’impact de la communication dans les interactions.

En osant la confrontation ! Oser dire, pour se respecter tout en respectant le point de vue des autres : confronter ses idées est salutaire pour les personnes et l'organisation dans laquelle elles travaillent. Pour déjouer l'affrontement stérile ou conflictuel, la confrontation gagne à être sécurisée en étant accompagnée par un tiers médiateur, interne ou externe à l'organisation, selon les situations. La diversité des opinions et des approches n’est plus alors un motif de crainte ou de discorde mais, au contraire, le moteur de la coopération, source d’innovation et de motivation.

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